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Comment choisir un coach ?

Le coaching n’est pas un métier tout à fait comme les autres. D’ailleurs est-ce vraiment un métier ? Peut-être une vocation ou comme certains auteurs le pensent, un art. (cf. par exemple,«  Savoir être coach : Un art une posture, une éthique ». Reine- Marie Halbout chez  Eyrolles , » L’art de coacher » Pierre Blanc Sahnoun, chez  Inter Edition)

Alors si le coaching est un art, il est possible que choisir un bon coach relève également de la même subtilité.

Une entreprise choisit souvent un formateur pour ses qualités de dynamisme, de pédagogue et ses connaissances quant aux sujets qu’il développe. Le consultant est un expert qui, en plus de ses connaissances pointues, fait bénéficier à son client de son expérience dans un domaine.  Ce sont des «  sachants » et on attend d’eux qu’ils adoptent une posture « haute » pour conseiller, recommander, faciliter, faire réussir des projets parfois compliqués.

L’accompagnement tel qu’il se pratique par la voie du coaching est tout l’inverse. Etre un bon coach nécessite une posture « basse » ;  il n’est pas le « sachant », du moins pas dans le champ professionnel de son client. Son savoir est d’une autre nature. Le « sachant »  c’est aussi le coaché lui-même, car lui seul peut savoir comment il peut s’aider. A lui de découvrir les ressources dont il dispose et les solutions les plus écologiques pour son système personnel interne. Au coach de l’aider dans cette voie. Au coach de le guider ; sans lui tenir la main pour autant, mais en marchant à ses cotés comme un compagnon (notons la  racine commune avec « accompagner ») et en partageant la même route.

Comment choisir un coach

Comment choisir un tel compagnon de voyage ? Etre un bon coach ne saurait se résumer à l’obtention d’un «  certificat » quel qu’il soit. Nécessaire sans aucun doute, mais pas suffisant.

Si le coaching peut parfois se définir par  « l’art du questionnement », il est possible que choisir un coach repose sur la même démarche interrogative. Et que les réponses ainsi obtenues finissent par former un agrégat, une « forme » qui viendra ou non, alimenter l’émergence d’une confiance. Quelles questions ? Voici quelques exemples :

 Un coach doit avoir vécu de manière directe une véritable expérience de l’entreprise, notamment des grandes organisations, celles qui font le plus appel au coaching.  Cette expérience professionnelle fait partie de ses piliers. Sinon comment pourrait-il en avoir une vision « objective » ? Il n’en n’aurait que des images, et fort est de constater à quel point, en France, elles sont souvent diabolisées. Et ne pas intégrer l’interaction de l’environnement du coaché, c’est risquer une « psychologisation » excessive de la problématique de son client. Ce point est d’autant plus important pour le coaching des managers et des dirigeants qui sont au cœur de la complexité des organisations.

 

Le propre d’un voyage, c’est qu’il est fait d’imprévus. Et personne ne peut dire à l’avance ce sur quoi le processus du coaching peut déboucher. Deux éléments peuvent permettre au coach de savoir faire face à ce qui se présentera alors : sa longue expérience de l’accompagnement et la solidité de ses références théoriques et méthodologiques, en particulier en sciences humaines… Cette solidité passe par une formation à la fois rigoureuse, diversifiée et nécessairement pluridisciplinaire. Car en effet ce que la nature a fait de plus complexe, l’homme, ne peut se laisser appréhender  par des outils trop simplistes, trop réducteurs.  Les démarches théorico-pratiques (AT, PNL, Process Com, Gestallt…) sont bien sûr très utiles, mais fonder sa pratique sur la maîtrise que d’une seule d’entre elles, c’est risquer de la mettre au centre de la relation d’accompagnement. Une formation trop légère c’est comme guider quelqu’un uniquement sur des chemins qu’on connait et ne pas pouvoir s’en écarter… Tout le contraire de l’accompagnement qui signifie, disponibilité, écoute, accueil bienveillant à ce qui se présente…

Voici une question importante à se poser lors du premier contact. On le sait, être coach suppose avoir fait – et continuer à faire, via la supervision-un travail approfondi sur soi. Sans cela, les risques d’être « embarqué » dans des processus psychologiques et relationnels sont nombreux, aussi bien pour le coach que pour son client.  Mais comment s’assurer que le coach a suffisamment gagné en maturité psychologique pour qu’il puisse prétendre aider les autres et faire preuve du discernement indispensable à  un tel processus relationnel ? Lui poser directement  la question ne peut évidement que déboucher sur une réponse affirmative…Toutefois, certains indices peuvent nous aider. Par exemple :

  • Comment le coach parle-t-il de lui ? Voit-on de la mesure ou de l’excès ? Cherche-t-il plutôt à vous impressionner – à paraître – ou semble-t-il assez spontané et plutôt dans l’Etre.
  • Cherche-t-il à se présenter comme un gourou, un maître, un vieux sage au chemin de vie «  abouti » ou plutôt simple, assertif et modeste à la fois ? Y-a-t-il en lui quelque chose de condescendant ou vous sentez-vous plutôt en « proximité ».
  • Comment parle-t-il du coaching ? En parlant plutôt de lui ou en évoquant plutôt le processus de la relation ?
  • A quoi attribue-t-il ses compétences de coach : une école prestigieuse ? La maîtrise d’un outil ? Ou plutôt l’aboutissement naturel d’un chemin de vie ?
  • Quelle est sa qualité de présence ? Essaye-t-il de vous convaincre à tout prix, ou vous sentez-vous pleinement écouté?  Se dégage-t-il de lui une forme de générosité ?
  • Et que dit-il de ses motivations à vouloir faire de l’accompagnement des autres, son activité professionnelle ?

 Question simple, fondamentale et indispensable. Mais en comprendre la réponse est insaisissable, mystérieux et échappe en grande partie à notre entendement. On peut être convaincu du professionnalisme du coach que l’on a en face de soi et pour une raison inconnue, ne pas avoir le désir de le choisir comme compagnon de route. Il importe d’écouter cette intuition. Il y a en nous quelque chose qui sait plus que nous… Acceptons donc d’écouter cette petite voie interne. Sans doute le travail du coaching commence par là.

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